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« Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Le Seigneur est proche. » Tel est le commandement qui ouvre la célébration de ce dimanche en rose : Gaudete !

Cette injonction à la joie n’est pourtant parfois pas si simple à accueillir ou à accepter. Comment peut-on nous commander d’être joyeux ? Ne sommes-nous pas dans le temps de l’attente, dans le temps où l’on ne possède pas encore le bonheur qui nous est promis ? On nous ordonne d’être dans la joie alors que nous sommes encore dans l’épreuve.

Les fêtes de Noël approchent, les lumières s’installent dans nos rues, les crèches dans nos églises et dans nos maisons ; le temps des cadeaux devient omniprésent, mais les difficultés ne cessent pas pour autant et elles s’accumulent même parfois. Tout le monde n’a pas un treizième mois. L’arrivée de Noël n’est pas pour tous synonyme de retrouvailles familiales heureuses et paisibles.

Et pourtant, l’Eglise qui n’ignore pas cette réalité humaine qui est la nôtre et qui parfois nous écrase, ose nous demander et même nous commander de nous réjouir.

Le rose de ce jour est plus qu’une simple couleur qui voudrait nous faire croire à la joie comme le font les devantures de magasin. C’est pour nous l’annonce d’une grande espérance : le Seigneur est proche ! Si nous nous réjouissons aujourd’hui, c’est pour cette unique raison : parce que le Seigneur vient !

Mais, dit Jésus dans l’Évangile d’aujourd’hui : « Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute. » Le Seigneur vient, mais parfois c’est un autre messie que nous voudrions voir venir, d’une autre joie que celle qu’il nous donne que nous voudrions être remplis.

Jean Baptiste nous éclaire sur cette joie de l’attente du messie. Lui qui en a été le précurseur est maintenant dans sa prison et envoi ses disciples auprès de Jésus pour lui demander s’il est celui qui doit venir, s’il est l’accomplissement de l’espérance d’Israël.

Jean est alors dans une situation désespérée. Il va être mis à mort. Et c’est vers Jésus qu’il tourne alors son regard. Jean Baptiste, le plus grand parmi ceux qui sont nés d’une femme, lui dont la mission a toujours été de préparer les chemins du Seigneur, qui a désigné Jésus comme étant l’agneau de Dieu, du fond de sa prison il se demande maintenant si c’est bien Jésus le sauveur.

C’est comme si Jésus n’avait pas été là pour le sauver, lui son précurseur. Le baptiste attendait le messie mais il se demande maintenant s’il n’est pas déçu par cette attente. Il se sent abandonné du messie, abandonné à une mort qui ne tardera pas.

La réponse que Jésus fait aux disciples de Jean c’est de regarder ce qu’il fait : « Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. »

A nous qui sommes dans la prison du désespoir et qui nous demandons quel salut l’enfant de la crèche vient nous apporter nous est proposé de regarder l’action du Seigneur. Jésus agit dans nos vies, dans l’Église et dans le monde. De notre prison on ne voit parfois plus son action et pourtant elle est bien réelle. Nous pouvons nous réjouir de la venue du messie qui est le seul sauveur.

Heureux celui dont l’espérance ne faiblit pas et qui n’est pas déçu par le genre de messie qu’est Jésus. Notre joie doit être celle que donne Jésus et non pas celle que nous propose le monde. Devant un messie né dans une étable et qui ne peut même pas parler, devant un messie crucifié, nous sommes tentés de détourner le regard et de nous enfermer dans la tristesse d’une espérance déçue.

Mais heureux celui qui accueille le messie tel qu’il est, dans sa faiblesse et sa petitesse et qui met sa joie dans le Seigneur. Heureux celui qui sait repérer dans sa vie l’action du Seigneur et qui ne trébuche pas à cause d’un messie qui vient dans la pauvreté et la discrétion. Celui-là ne sera pas déçu.

« Frères, [nous dit saint Jacques] prenez patience, vous aussi, et tenez ferme car la venue du Seigneur est proche. » (Jc 5)

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