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La marche douteuse

Deux heures de marche.
Le temps qu’il faut, ici, pour aller de la cathédrale à la Vierge Noire de la Rivière des Pluies. Ni très loin, ni tout près. Juste assez pour quitter… et pour ruminer. Le temps de laisser retomber une émotion, de reprendre les événements, de se parler.
C’est ce chemin-là que prennent les disciples d’Emmaüs. Un chemin où l’on s’éloigne… et où, parfois, sans le savoir, on est rejoint.
Au matin de la résurrection, tout le monde court : les femmes, les disciples, tout le monde se rend en toute hâte au tombeau, comme les bergers à la crèche. Le soir, on marche, le rythme s’est ralenti. L’annonce du matin laisse place aux premières questions, aux premiers doutes.
Ces deux disciples s’éloignent de Jérusalem. Ils quittent la cité du grand roi, la ville du Temple, le cœur de leur peuple, le lieu de la rencontre avec le Très-Haut. Leur espérance est déçue : « nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. » Et rien… juste un tombeau, désormais vide… donc vraiment rien. Ils ont une destination, Emmaüs, mais ne savent plus vraiment où ils vont. Ils n’ont plus d’espérance, ce n’est pas une simple marche, c’est une vraie errance spirituelle qu’ils vivent. Ils marchent sans savoir où ils vont.
Etonnamment, c’est bien dans cet éloignement que Jésus les rejoint, discrètement. Tellement discret qu’ils ne le reconnaissent pas ! Aveuglés qu’ils sont par leurs envies, leurs rêves et leur tristesse. Jésus est pourtant là, et il marche avec eux. Il s’éloigne lui aussi de Jérusalem. Il reste avec ses disciples, même dans leurs errances. Et il donne tout de même des signes réels de sa présence. Cela ne suffit pas ? Eh bien pas toujours quand on est embrumé par des représentations, des idées, et de la tristesse. « Nous sommes si tristes, Jésus nous a abandonnés ». La seule réponse de Jésus est simplement : « De quoi discutez-vous en marchant ? »
Cette marche donne le temps d’accueillir un marcheur de plus, qui veut se faire reconnaître. Ce n’est pas dans l’agitation de la course qu’il se donne à voir, c’est dans le calme de la marche qui permet de penser et de ressasser les événements. Ces pèlerins d’Emmaüs, font partis des premiers à être gratifiés de l’apparition du Ressuscité dans l’évangile selon S. Luc. Dans leurs courses les saintes femmes et les deux disciples, ne voient que des signes (le tombeau vide, les anges, les linges, …). Ces deux marcheurs, le contemplent lui-même.
Nous connaissons aussi des marches pénibles et lourdes, empreintes de doute, de questionnement, d’hésitation, qui nous éloignent de la cité du grand Roi, de la foi, de l’Église. Des moments où l’on se dit : mais à quoi bon tout cela ? Pourquoi y avoir cru jusque-là pour en arriver à une telle situation absurde, aussi absurde que la mort d’un innocent.
C’est parfois frustrant pour nos intelligences, mais Jésus n’empêche pas toujours les catastrophes et il n’évite pas par avance ces errances dans nos vies. En revanche, il ne nous y laisse jamais seuls. Il en fait des lieux de rencontre et d’espérance. Il est déjà ressuscité lorsque ces disciples s’en vont, tout est accompli. Faut-il encore qu’ils le reconnaissent, faut-il encore que nous le reconnaissions.
Frères et sœurs, si la marche peut être dure, c’est parce que les sommets sont beaux. S’il faut parfois quitter Jérusalem en marchant, c’est pour mieux y revenir en courant après avoir vu les signes du Ressuscité, après avoir entendu sa Parole et assisté à la fraction du pain.
Alors, ce soir de Pâques donne sens à ce paradoxe. Il est des éloignements qui nous rapprochent, des errances qui trouvent du sens, des absences remplies d’une présence discrète.
Il nous faudra le temps de la marche, la lenteur de la succession de nos pas, pour découvrir que celui que nous cherchons, parfois désespérément, ne nous a en réalité jamais quitté.

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