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Le sprint apostolique

Le matin de Pâques ne commence pas dans la lumière. Il commence dans les ténèbres, dans l’absence, et dans une course anxieuse.
Marie Madeleine découvre le tombeau ouvert et vide. Elle ne comprend pas encore. Mais elle court. Et sa course devient contagieuse. Elle rejoint les disciples, elle les met en mouvement, comme un relais.
Pierre et le disciple que Jésus aimait partent à leur tour, dans une course tendue, habitée par une question : que s’est-il passé ?
Une course urgente, et habitée par une inquiétude et un désir mêlé. Ils courent vers le tombeau, vers ce lieu où reposait le corps de leur maître tant aimé.
Mais tous ne courent pas. Seuls deux se lèvent, se décident, se mettent en route. Comme si, déjà, quelque chose les attirait plus fortement que les autres.
Et puis la course s’arrête.
Ils arrivent au tombeau. Le souffle est suspendu. Ce n’est pas une course toute faite d’excitation mal venue, le mouvement laisse place à la contemplation, le rythme des pas trouve sa résolution dans ce regard soutenu, peut-être à la différence des courses effrénés de nos quotidiens à mille à l’heure. Que voient les disciples ? Des linges. Le linceul posé là. Le suaire roulé à part.
Ce ne sont pas des preuves éclatantes. Ce n’est pas une apparition lumineuse. Ce sont des signes. Des traces. Mais des traces qui parlent. Des traces qui montrent que quelqu’un est bien passé par là, et que la course jusqu’ici n’était pas en vain.
Tout le récit bascule ici : de la course à la vision, de l’agitation à l’attention. Et c’est dans ce presque rien que tout se joue.
Car le disciple que Jésus aimait, en entrant, « vit et il crut ».
Il ne voit pas Jésus lui-même, mais il voit des signes. Et cela lui suffit pour croire.
Voilà le mystère de Pâques qui commence à se déployer : une foi qui naît, non pas de l’évidence, mais de signes discrets, de traces laissées, d’une absence qui devient présence autrement.
Marie Madeleine a lancé la course. Et depuis, elle ne s’est jamais arrêtée.
Cette course traverse les siècles. Elle nous rejoint ce matin. Elle vient nous chercher là où nous sommes.
Car nous aussi, nous sommes mis en mouvement.
Nous ne voyons pas le Ressuscité comme les apôtres le verront plus tard dans le Cénacle apparaître au milieu d’eux, ou sur le bord du lac. Nous ne recevons pas d’apparitions éclatantes. Mais nous avons, nous aussi, des signes.
Des événements inattendus. Des rencontres qui déplacent une vie. Un pardon donné ou reçu inespéré. Une paix qui surgit là où tout semblait fermé, mort et enterré. Les voilà nos linges laissés en évidence.
Autant de traces, discrètes mais réelles, du passage du Ressuscité.
Alors nous courons, nous aussi. Ou plutôt : nous sommes appelés à courir.
Comme le dit saint Paul dans la lettre aux Philippiens : « oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but ».
La Résurrection ne nous laisse pas immobiles. Elle nous attire. Elle nous met en marche, ou plutôt en course. Elle nous projette en avant.
Et pourtant, comme les disciples, notre course connaît des arrêts. Des moments où il ne s’agit plus de courir, mais de regarder. De reconnaître ces signes, parfois pauvres en apparence, mais chargés d’une présence.
Frères et sœurs, Marie Madeleine vient encore nous trouver en ce matin de Pâques. Elle nous dit, comme aux disciples : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Et cette parole ne doit jamais nous laisser indifférents.
Elle nous met en route. Elle nous fait entrer dans cette course de la foi, où il ne s’agit pas de voir pour croire, mais de croire à partir de ce qui est donné à voir.
Alors entrons dans cette course.
Marie Madeleine n’avait qu’un tombeau vide. Le disciple bien-aimé n’avait que des linges.
Et cela leur a suffi pour se mettre en route, et pour croire.
Alors qu’attendons-nous ?
Le Ressuscité est déjà passé dans nos vies. Il a laissé des traces. A nous de les suivre au pas de course. À nous de courir !
Car celui qui accepte d’entrer dans cette course découvre, peu à peu, que ce n’est pas seulement lui qui cherche le Christ —c’est le Christ qui le précède, qui l’attire,
et qui, déjà, l’attend au terme.

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