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Si vous avez bien écouté l’Évangile, vous avez entendu que, d’après saint Jean Baptiste, Jésus est un vanneur ! Mais rassurez-vous, il ne fait pas des vannes ! « Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé et il amassera son grain dans le grenier. »

Si vous avez déjà arraché des épis de blé, vous savez qu’il y a le grain et qu’autour du grain il y a une fine enveloppe externe. Pour pouvoir faire de la farine, il faut enlever l’enveloppe. On peut s’amuser à le faire à la main grain par grain. Mais la technique pour aller plus vite, c’est de mettre le grain par terre et de le jeter en l’air avec une pelle quand il y a du vent. L’enveloppe extérieure s’envole et le grain retombe.

C’est l’image que Jean Baptiste utilise pour parler de la venue de Jésus. Jésus nous vanne. Il nous ramasse alors que nous sommes par terre et il nous lance vers le ciel. Le souffle de l’Esprit Saint s’abat sur nous et enlève nos impuretés.

Le temps de l’avent, c’est un temps de conversion, de purification. Mais parfois on imagine qu’on doit faire des choses pour se purifier. Alors que c’est vraiment Jésus qui nous vanne et fait de nous une farine belle et fine qui va pouvoir devenir un pain succulent et plus encore, nous faire devenir son corps.

Cette purification elle nous dépouille. Le grain qui retombe à terre a perdu sa protection, il est nu. Jean Baptiste cri dans le désert habillé de poils de chameau et mangeant des sauterelles et du miel sauvage. Quand Jésus nous prépare à notre mission de devenir son corps, il nous dépouille de tout ce qui nous empêche d’entendre sa parole.

Parce que c’est dans le désert que Dieu parle à notre cœur. Notre monde entoure la fête de Noël de fête et nous écrase sous l’obligation d’acheter et de faire du bruit. Évidemment il est bon de faire la fête pour la naissance de Jésus au monde. Mais la vraie préparation que nous montre Jean Baptiste, c’est le désert où souffle un vent qui nous dépouille de tout ce qui n’est pas essentiel.

Remarquez que Jésus lui-même est né dans ce dépouillement. Il n’est pas seulement le vanneur, il a accepté lui-même d’être vanné. Il était Dieu mais il s’est dépouillé de tout pour tomber sur la terre dans un petit hameau à Bethléem, dans la nuit et dans le froid.

Il n’a pas eu peur de tout perdre. Le désert, la solitude, le dépouillement nous fait peur. Tout cela va à contre-courant de ce que le monde nous propose. Notre société nous propose une vie de sécurité, où on a un bon boulot après avoir bien travaillé à l’école. Elle nous propose de nous noyer dans les fils d’actualité et de divertissement qui n’en finissent pas de nous assommer.

On vit plus ou moins heureux de cette manière là mais on passe totalement à côté de ce que Dieu nous propose. On passe totalement à côté du mystère de Noël. Parce que Dieu parle dans le désert. Il parle quand on est dépouillé de tout, quand on est vanné, c’est-à-dire libéré de cette fine pellicule de l’esprit du monde qui nous empêche d’écouter Dieu et de devenir le corps de Jésus.

Voilà l’invitation de Jean Baptiste pour nous aujourd’hui : laissez Jésus vous jeter au ciel avec sa pelle à vanner pour vous libérer du monde qui vous enferme.

Les pharisiens ne sont pas homme à se laisser vanner. Ils rétorquent à Jean Baptiste qu’ils ont Abraham pour Père. Ils se cachent derrière leur religion pour échapper à la purification nécessaire du désert.

On peut faire ça aussi. « On est de bons chrétiens quand même. On va à la messe. On fait pas de grosses bêtises. J’ai pas tué, j’ai pas volé… »

Ce n’est pas suffisant pour vivre la joie de la venue du Fils de Dieu, la joie de Noël. Il faut accepter que Jésus prépare notre cœur. Il faut tendre de tout notre être et pas seulement en apparence vers l’accueil de la pauvreté de la crèche. Il faut descendre dans les profondeurs de notre cœur, là où on est seul, pour pouvoir y accueillir l’enfant roi.

S’ouvre à nous deux chemins : celui que propose Jean Baptiste ou celui que propose le monde. Le dépouillement du désert qui mène à la crèche ou bien l’affolement d’un monde qui nous étouffe.

« Préparez les chemins du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra alors le salut de Dieu. »

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