Dominicains à La Réunion

  • Accueil
    • Homélies
    • Conférences
    • Articles
    • Méditations du Rosaire
    • Domuni Universitas
  • Horaires
  • Frères
    • Les frères dominicains
    • Contacter un frère
    • Devenir dominicain
  • Moniales
    • Les moniales
    • Hôtellerie
    • Contacter les soeurs
    • Horaires
    • Vocation des moniales
  • Fraternités
  • Pèlerinage du Rosaire
    • Accueil
    • Découvrir le pélerinage
    • Thème
    • Prédicateur
  • Bulletin du Rosaire
  • Nous aider
  • Accueil
  • Contacter un frère dominicain
  • Homélies
  • Horaires
  • Moniales dominicaines
  • Fraternités laïques
  • Pèlerinage du Rosaire
  • Domuni Universitas
  • Bulletin du Rosaire
  • Nous aider
Retour

Ce qui pèse
« Celui-là n’est pas digne de moi ». Mon Dieu que c’est rude. Qui est celui qui n’est pas digne de lui ? Celui qui aime ses parents ou ses enfants plus que le Christ ! Mon Dieu, je fais peut-être partie de cela, alors je peux me sentir indigne de Jésus, pas à la hauteur, ne pas mériter l’amour de Jésus.
Accueillons la Parole de Dieu dans toute sa vérité et essayons de saisir le sens de cette dignité à laquelle nous renvoie le Christ en ce jour. Le mot grec dont S. Matthieu se sert vient d’une racine liée à l’idée de poids, de balance, d’équilibre. L’image implicite est donc celle d’un plateau de balance équilibré. Ce n’est donc pas d’abord un langage moral de mérite, « tu n’as pas assez bien agi », mais plutôt une idée de juste répartition de poids pour équilibrer un ensemble. Être digne du Christ, ce n’est pas d’abord être parfait. C’est être ajusté à lui.
Or ce qui a du poids dans notre vie est ce qui nous préoccupe le plus. Et chacun organise sa propre existence en fonction de ce poids. Ainsi, qu’est-ce qui pèse dans ma vie ? Qui a le plus de poids dans notre cœur ? demande Jésus. Il y a aussi tous ces poids visibles : la fatigue, la maladie, les responsabilités… et tous les invisibles qui agissent en arrière-plan : la peur, la culpabilité, les blessures, le besoin de reconnaissance… Tout cela fait jouer les plateaux de notre balance intérieure.
Or, dans la Bible hébraïque, le mot que nous traduisons habituellement par « gloire » signifie littéralement « le poids ». La gloire de Dieu, c’est son poids de réalité. Dieu n’est pas une idée parmi d’autres. Il est Celui qui doit donner son poids à tout le reste. Une vie spirituelle désordonnée, ce n’est pas forcément une vie sans Dieu. C’est souvent une vie où Dieu n’a plus assez de poids. Il s’agit de ne pas perdre de vue ce qu’il y a dans l’autre plateau de la balance de ma vie intérieure. Dieu s’est engagé dans une alliance, il a mis dans notre vie le poids de sa gloire, le poids de son amour, le poids de sa grâce. Et il nous appelle non pas à contrebalancer ce don, mais à nous laisser ajuster par lui.
Car qui se sentirait « peser autant » que Dieu ? Ce serait un péché d’orgueil d’estimer son « poids de gloire » identique à celui de Dieu. La réponse du Christ, c’est la croix. Sur le magnifique tympan de la basilique de Conques représentant le Jugement dernier, on peut y voir un ange effectuant la pesée des âmes, une balance à la main. En face de lui, un démon essaye d’appuyer sur le plateau qui contient la tête du défunt. Dans l’autre plateau, du côté de l’ange, sont posées deux croix. Celle du Christ et la nôtre. Voilà comment Jésus rééquilibre le plateau : « Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. » (Mt 16)
La croix n’est pas d’abord une souffrance à supporter héroïquement. Elle est le lieu où tous les faux centres s’effondrent. La croix est ce qui remet Dieu au centre. Elle fait tomber ce qui prenait trop de place. Elle relativise ce que nous croyions absolu. Elle redonne du poids à ce qui compte vraiment.
C’est dans le sacrifice de la croix, illuminé par la résurrection, que le Christ manifeste sa gloire, son poids ! Et la vie du chrétien est une participation à ce mystère pascal. Jésus a mis sa croix dans le plateau de notre vie, et il nous demande d’y déposer aussi la nôtre, pour que toute notre existence soit ajustée à lui.
Être digne du Christ, ce n’est donc pas devenir parfait par mes seuls actes. C’est laisser Dieu remettre de l’ordre dans notre cœur. C’est laisser la croix réajuster les poids de notre vie.
Alors peu à peu, nos peurs perdent de leur poids. Notre orgueil perd de son poids. Nos faux absolus perdent de leur poids. Et Dieu reprend sa place. Non pas une place parmi d’autres. Mais la place centrale. La seule capable de donner à toute notre existence son véritable équilibre.

Retour
Diocèse de La Réunion

Diocèse de La Réunion

Ordre des dominicains

Ordre des dominicains

Paroisse de la Cathédrale

Paroisse de la Cathédrale

Province dominincaine de Toulouse

Province dominicaine de Toulouse

Pèlerinage du Rosaire

Pèlerinage du Rosaire

Equipes du Rosaire

Equipes du Rosaire

Diocèse de La Réunion

Paroisse de la Cathédrale

Pèlerinage du Rosaire

Pèlerinage du Rosaire Réunion

Ordre des dominicains

Province dominicaine de Toulouse